Regarde un débat, un discours ou une interview, et tu verras : la majorité des gens ne retiennent que des extraits coupés, découpés, déformés. Quelques secondes sorties de leur contexte, un slogan choc, un punchline, et hop, ça devient vérité absolue. On partage, on like, on s’indigne, on insulte.
Le pire ? Les gens y croient. Sans chercher à comprendre, sans vérifier, sans creuser. La pensée devient un feu de paille, un réflexe de surface. On s’informe par bribes, on construit des opinions sur du vent.
Et c’est ça le problème. Tu ne peux pas comprendre un sujet complexe en 15 secondes. Le monde, les idées, les débats, ne se réduisent pas à un tweet ou une phrase choc.
La démocratie, la vie collective, ça demande du temps, de la patience, de l’écoute. Ça demande d’entendre l’autre dans son entièreté, pas de réduire son discours à un tweet rageur.
Quand on accepte ce format express, on accepte la simplification extrême. Et ça ouvre la porte aux manipulations, aux fake news, à la haine gratuite.