Le « pas encore » : ce piège si doux

Il y a quelque chose de rassurant dans le « pas encore ». Tant que tu n’as pas réussi, tu peux continuer à croire que ça va arriver. Que le succès est juste là, au coin de la rue, qu’il suffit d’un dernier effort, d’un dernier coup de chance.

Le « pas encore », c’est la promesse ouverte, le rêve intact.

Tu peux imaginer ta victoire, peindre un avenir brillant. Tu peux idéaliser ce que tu feras, ce que tu seras. Tu restes dans l’espoir, la projection.

Mais voilà : réussir, c’est aussi quitter ce rêve.

La réussite te jette face au réel.
Elle te confronte à ce que tu es vraiment — avec tes forces, mais aussi tes failles, tes limites.

On préfère souvent croire qu’on pourrait réussir, plutôt que de regarder froidement ce qu’on vaut aujourd’hui.

C’est ce que dit cette citation qui résonne fort :
« On préfère croire qu’on pourrait… plutôt que de voir ce qu’on vaut vraiment. »

Le piège du « pas encore » est doux, presque confortable.
Il te protège de la peur d’échouer, mais aussi de celle de réussir, qui implique responsabilité et transformation.

Agir, c’est sortir de cette bulle.
C’est accepter d’être imparfait, d’apprendre sur le terrain.
C’est renoncer à ce rêve flou pour construire quelque chose de concret, même fragile.

 

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