Le confort du presque

Kierkegaard disait :

 La forme la plus commune du désespoir, c’est de ne pas être soi-même. 

Et c’est souvent ce qu’on fait. On préfère rester dans la phase juste avant le moment décisif : le presque. Le presque sur le point de changer. Presque capable. 

On préfère rêver de ce qu’on pourrait être, plutôt que d’affronter la réalité de ce qu’on est vraiment. Parce que tant qu’on “n’a pas encore essayé”, on peut s’inventer une grandeur.

Le problème, c’est que quand on fait, même si on réussit, on s’arrache au rêve. On casse l’illusion. Et parfois, abandonner l’illusion, c’est plus douloureux que de souffrir en silence du regret. 

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